03 Juillet 2014

Agrile du frêne Rosemère demeure aux aguets

Au fil des décennies, la Ville de Rosemère s’est bâti une solide réputation en matière de protection de l’environnement et de préservation du caractère champêtre si cher au cœur de sa population. C’est précisément dans cette optique qu’elle agit de manière proactive depuis plusieurs années déjà afin de faire face à l’arrivée imminente de l’agrile du frêne, un insecte dévastateur originaire de l’Asie orientale qui fait présentement des ravages considérables dans la région métropolitaine montréalaise. 

D’entrée de jeu, précisons que c’est en 2006 que la Ville a planté le dernier frêne sur un espace public. En fait, elle a cessé cette pratique dès qu’elle a été informée des risques liés à la propagation de l’agrile. Heureusement, Rosemère préconise depuis fort longtemps la diversification de la foresterie; les documents mis à la disposition de la population sur son site Internet en témoignent. Cette façon de faire lui permettra de traverser la crise sans que le paysage arboricole en souffre trop. 

Aujourd’hui, bien qu’aucun signe de sa présence n’ait encore été détecté à Rosemère, la Ville est constamment aux aguets et demeure à l’affût de ce qui se fait tant à la MRC de Thérèse-De Blainville qu’à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). « L’agrile du frêne étant présent à Boisbriand et à Terrebonne, nous devons nous y préparer activement », affirme la mairesse Madeleine Leduc, précisant qu’au service des Travaux publics, la section des parcs et espaces verts suit le dossier de très près. 

En ce sens, des pièges de détection ont été installés dès 2012, et leur nombre augmente chaque année bien qu’aucun insecte n’y ait été trouvé jusqu’ici lors des relevés périodiques. La Ville procède également à l’écorçage sur des frênes de propriété publique ou privée dès qu’un doute d’infestation surgit. À cette fin, l’écoconseillère en poste à temps plein répond aux demandes des citoyens, procède au besoin à l’inspection des arbres suspectés et prodigue de judicieux conseils sur les traitements appropriés et sur les choix de remplacement, le cas échéant.

Toujours à titre préventif, Rosemère a aussi entrepris en 2014 de faire l’inventaire de tous les arbres publics de son territoire. Menée sur une période de trois ans, cette démarche permettra à terme de préciser entre autres la proportion de frênes, qu’on estime actuellement à environ 20 %. En parallèle, un projet pilote de traitement biologique préventif au TreeAzin est en cours sur certains frênes publics majestueux en bordure du chemin de la Grande-Côte et au parc Charbonneau. Ils ont été traités en juin dernier par une entreprise arboricole. 

Dans le but de tenir ses citoyens bien au fait des signes d’infestation, des méthodes de contrôle, de la marche à suivre en cas de doute et de l’importance de la diversification de la foresterie urbaine, deux conférences ont été offertes gratuitement depuis l’automne 2013, et une troisième suivra en septembre prochain. Lors de cette dernière, la Ville sera en mesure de faire une mise au point à la suite des relevés des pièges qu’elle fera au cours de l’été. 

Ces soirées d’information se veulent un complément essentiel aux documents qu’on peut se procurer depuis plus de trois ans sur le site www.ville.rosemere.qc.ca, dans la section « Services techniques, travaux publics et environnement », ainsi qu’aux articles régulièrement publiés dans le bulletin municipal. Notons qu’on trouve aussi de la documentation relative à ce sujet sur le site du gouvernement du Canada, à l’adresse www.inspection.qc.ca/phytoravageurs. 

Malgré tous ces efforts et bien que l’agrile du frêne n’ait pas encore été détecté à Rosemère, nul ne peut affirmer que l’insecte y est complètement absent. Pour cette raison, la Ville poursuit ses actions et s’attaquera incessamment à la préparation d’une politique qui précisera les interventions à faire en cas d’infestation d’un arbre et les modalités d’application. « D’ici là, le travail de dépistage se poursuit, tout comme la sensibilisation du citoyen, précise la mairesse Leduc. L’agrile du frêne demeure un dossier prioritaire pour notre administration et la population peut être assurée que nous le suivons de très près. » 

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Source :
Ville de Rosemère

Renseignements :
Michel Girouard
Directeur des Communications
Tél. : 450 621-3500, poste 1243
Courriel : mgirouard@ville.rosemere.qc.ca

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