Plantes indésirables ou envahissantes


La berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum), une plante originaire de la vallée de Klioutsch dans la région du Caucase, a été introduite en Amérique à des fins horticoles et répertoriée au Québec en 1990. Il s’agit d’une espèce exotique envahissante pouvant atteindre de 1,5 à 2 mètres de hauteur en peu de temps. La sève qui suinte sur toutes les parties de la plante contient une toxine, la furanocoumarine, qui rend la peau photosensible (i.e. sensible à la lumière). La sève, liquide et incolore, ne provoque pas de douleur au toucher, mais peut produire des dermatites jusqu’à 48 heures après un contact cutané et à la suite d’une exposition au soleil. Les lésions s’apparentant à des brûlures sont très douloureuses. De l’inflammation et une cécité temporaire peuvent survenir si la sève vient en contact avec les yeux. Il arrive que les plaies laissent sur la peau des taches brunes ou blanches qui peuvent persister pendant des mois ou même des années après la guérison.

 La berce du Caucase est surmontée d’une inflorescence (regroupement de fleurs) en ombelle blanche, c’est-à-dire que les tiges des fleurs partent toutes du même point et sont toutes d’égale longueur. Rappelant la forme d’un parapluie, elle fait partie de la famille des ombellifères. Le diamètre de l’ombelle principale est de 20 à 50 cm; la tige principale fait environ 2,5 cm de diamètre et est de couleur verte avec de nombreuses taches pourpres. De plus, la tige est creuse et recouverte de poils blancs. On retrouve la berce du Caucase le long des berges des cours d’eau, des fossés, des voies ferrées et des routes.

Ne pas confondre la berce du Caucase avec la berce laineuse (aussi appelée grande berce) qui est une espèce indigène au Québec et dont l’ombelle est considérablement plus petite, soit de 15 à 20 cm de diamètre. Ses feuilles sont en outre beaucoup plus petites et plus faiblement dentées. Consultez le tableau comparatif des deux espèces en page 3 du présent document. Évitez de toucher la berce du Caucase, mais advenant le cas, lavez à l’eau savonneuse les parties affectées puis recouvrez-les, afin d’éviter toute exposition à la lumière vive ou au soleil.

Vous pouvez l’arracher en prenant soin de bien vous protéger : portez des gants de caoutchouc, un imperméable et une visière; veillez par la suite à bien laver l’équipement de coupe et les vêtements utilisés. Enlevez les plants en creusant jusqu’à 20 cm dans le sol afin d’extirper les racines. Ne pas composter les plants, ni les jeter à un endroit où ils pourraient repousser, ni les tailler avec un coupe-bordure, car la sève pourrait être projetée sur la peau. Vous pouvez signaler la présence de la berce du Caucase directement au Réseau de surveillance des plantes exotiques envahissantes au rspee.glu.org/autres ou à l’écoconseiller de la Ville, au 450 621-3500, poste 3305.

Pour plus d’information :

Sauriez-vous la reconnaître ?

L’herbe à poux est une plante annuelle de la même famille que la marguerite et la camomille; ne pas confondre avec l’herbe à puce dont le contact provoque des éruptions cutanées.

Sa hauteur peut varier de 5 à 90 cm, son feuillage est très découpé et ses tiges sont poilues. Elle ne cause aucune allergie au toucher.

La plante sort de terre en juin, fleurit au mois d'août (épis de minuscules petites fleurs jaunâtres), produit une extraordinaire quantité de graines pour l’année suivante (jusqu’à 1000 par plant) et meurt par la suite. On dit que les graines peuvent germer après plus de 40 ans enfouies dans le sol !

Quoi faire ?

En juin et juillet, c’est le temps d’arracher ces petites plantes indésirables qui rendent plusieurs milliers de personnes malades chaque année. L’herbe à poux peut être arrachée sans problème à la main. C’est le pollen des minuscules fleurs, en août, qui cause des allergies respiratoires.

L’herbe à poux se plait dans un milieu perturbé, pauvre et ensoleillé. Puisque les autres plantes ne s’y plaisent tout simplement pas, elle y devient facilement dominante. Cette plante indésirable colonise rapidement les endroits dégarnis, comme le bord de la rue ou une section de gazon affaiblie par les vers blancs ou les punaises. Pour tenter de l’éliminer complètement, vous devez avant tout modifier le milieu, en le rendant plus attrayant pour les autres plantes. Par exemple, en améliorant la qualité du sol, le gazon prendra plus de place.

Réparez également les endroits névralgiques, dès le printemps, en appliquant un mélange de terre et de compost avant de semer.

La couper avec la tondeuse avant la floraison est une façon plus simple de la contrôler dans les grands espaces verts, mais attention; si vous tondez votre gazon régulièrement, la plante finira par se ramifier très bas au niveau du sol et fleurira quand même. La méthode la plus efficace est de l’arracher, tout en gardant une pelouse en santé qui lui résistera mieux.

L’herbe à poux est responsable de graves problèmes d’allergies partout au Québec. Selon la Direction de la santé publique de Montréal, c’est plus de 50 millions de dollars que les Québécois dépensent annuellement pour divers problèmes de santé reliés à l’herbe à poux. C’est donc votre responsabilité de vous assurer qu’il n’y en ait pas sur votre propriété.

Si vous avez de la difficulté à l’éliminer sur votre terrain, n’hésitez pas à contacter l’écoconseiller de la Ville au 450 621-3500, poste 3305.

Voici quelques conseils utiles, si vous êtes allergique :

Pendant la saison de l’herbe à poux, privilégiez si possible les sorties extérieures en fin de journée; prenez une marche après la pluie;  évitez de faire sécher vos vêtements à l’extérieur; lavez-vous les cheveux et les mains avant d’aller au lit; laissez aussi les fenêtres de la maison fermées; utilisez un climatiseur ou un échangeur d’air avec filtre anti-pollen;  vérifiez également le purificateur d’air de votre voiture.

L’herbe à puce et l’herbe à poux sont deux plantes différentes, aux effets sur la santé également différents. Si vous les confondez, consultez aussi la fiche sur l’herbe à puce de notre site Web. 

Références utiles :

L’herbe à puce (Toxicodendron radicans) est une plante dont la sève est irritante et cause des éruptions cutanées. Rampante ou grimpante, cette plante pousse surtout dans les endroits ombragés ou semi-ombragés humides, en bordure des bois ou près des cours d’eau. Malgré qu’elle prenne différentes formes, il est important de la reconnaître pour mieux l’éviter.

Cette plante présente des feuilles composées qui comprennent trois folioles (trois petites feuilles) ovales, dont les bords sont dentelés ou lisses ou même parfois les deux. Les feuilles sont souvent très luisantes et, en été, elles sont d’un vert foncé. 

Même si vous n’avez pas été en contact avec la plante, vous pouvez présenter une réaction allergique à la suite du contact avec un vêtement, un soulier ou un animal domestique qui l’a été, puisque la sève huileuse (oléorésine) adhère à divers objets ou tissus. Il est possible de l’éliminer en lavant correctement les surfaces à l’eau savonneuse. Si vous croyez que votre peau a été en contact avec l’herbe à puce, lavez-la immédiatement à l’eau froide.

Il n’existe pas de méthode facile pour l’enrayer; l’arrachage manuel demeure la plus efficace. Par contre, avant de vous atteler à la tâche, prenez certaines précautions pour vous protéger. Par exemple, de 24 à 48 heures avant de passer à l’action, vous pouvez vaporiser un herbicide à faible impact, tel que le « TopGun » de Safer’s, sur tout le feuillage visible de la plante, ce qui aura pour effet de l’affaiblir. Mais attention, la plante reste allergène et vous ne devez toucher aucune de ses parties à mains nues, même si les feuilles semblent sèches (racines, tiges, feuilles vivantes ou mortes, fruits). Ensuite, une fois bien couvert des pieds à la tête, prenez soin d’arracher le plus de tiges possible avec des gants, même celles qui s’enfoncent dans le sol ou qui courent sous d’autres arbustes. Déposez ces tige ou toute autre partie de la plante dans un sac, avec les gants utilisés et, s’il y a lieu, les vêtements aussi. Mettre ensuite tous les outils, accessoires et chaussures utilisés dans un seau d’eau chaude savonneuse préalablement préparé.

 S’il reste des morceaux de tiges qui n’ont pas été enlevés, la plante refera probablement surface, mais si vous inspectez l’endroit souvent et que vous arrachez l’herbe à puce dès qu’elle apparaît, au lieu d’attendre qu’elle prenne de la vigueur, vous en viendrez probablement à bout. Le printemps est un moment propice à l’arrachage, car il y a moins de feuillage, et donc moins de surface de contact avec la sève. L’utilisation d’un herbicide n’est pas efficace, si elle n’est pas suivie d’un arrachage manuel.

Un très faible pourcentage de la population ne présente aucune réaction allergique après avoir été en contact avec l’herbe à puce.

Quoi que vous fassiez, n’oubliez pas qu’il ne faut jamais brûler l’herbe à puce, et si vous avez besoin d’aide pour l’identifier, contactez l’écoconseiller au Service des travaux publics de la Ville de Rosemère.

Pour plus d’information :

Le nerprun cathartique et le nerprun bourdaine sont des espèces exotiques originaires d’Europe. Le nerprun peut coloniser de grands espaces en peu de temps. Son feuillage dense crée de l’ombrage et empêche d’autres espèces d’arbres indigènes de croître. C’est pourquoi il est considéré comme nuisible.

Le nerprun se retrouve surtout sur les bords de routes, ainsi que dans les fonds de terrains et les zones boisées. Il est facilement reconnaissable avec ses feuilles simples, luisantes, aux nervures parallèles, son écorce grisâtre violacée et à ses nombreux fruits qui passent du vert au rouge, puis au noir violacé selon leur maturité. Il est plus facile à identifier de la fin octobre au début novembre, alors que les autres feuillus ont déjà perdu leurs feuilles.

Enfin, pour abattre les troncs de nerprun qui mesurent plus d’un pouce de diamètre, vous devez vous procurer un permis auprès du Service des travaux publics.





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